Une campagne arachidière historique pour le Sénégal
Selon les projections du Département américain de l’Agriculture (USDA), la campagne 2025/2026 devrait permettre au Sénégal de récolter environ 1,15 million de tonnes d’arachide. Ce volume placerait le pays au deuxième rang des producteurs africains, juste derrière le Nigeria et devant le Soudan. Cette performance marque un rebond significatif après des campagnes précédentes plus difficiles et confirme le rôle stratégique de l’arachide dans l’économie sénégalaise, qui emploie plusieurs millions de personnes.
01.1
Mesures gouvernementales pour fluidifier la commercialisation
Face à cette production abondante, l’État a pris plusieurs décisions importantes :
Fixation du prix plancher à 305 FCFA le kilogramme ;
Suppression de la taxe de 4 % sur les exportations ;
Autorisation d’exporter entre 300 000 et 450 000 tonnes de graines d’arachide.
Un accord avec la Confédération des opérateurs de la filière arachidière (COPEGA) a également été signé pour garantir l’achat et l’exportation de volumes importants. Au mois de mars 2026, la SONACOS avait déjà collecté plus de 205 000 tonnes, un record depuis vingt ans, poussant l’objectif de collecte à 450 000 tonnes.
02
Le Pacte AgriConnect, un levier de transformation structurelle
Objectifs ambitieux d’ici 2029
Lancé officiellement le 10 février 2026 à Dakar en partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale, le Pacte AgriConnect Sénégal s’inscrit dans l’Agenda national de Transformation 2050 et la Stratégie de Souveraineté Alimentaire 2025-2034.
Ses principaux objectifs :
Atteindre plus de 90 % de sécurité alimentaire nationale ;
Créer 800 000 emplois formels dans le secteur agroalimentaire ;
Augmenter le taux de couverture céréalière de 48 % à 78 % ;
Porter l’autosuffisance en riz à 64 %.
02.1
Focus sur trois chaînes de valeur prioritaires
Le Pacte cible trois filières clés :
Les céréales (riz, maïs, mil) ;
L’horticulture (oignon, pomme de terre, légumes) ;
L’élevage (viande, lait, œufs).
Il repose sur trois axes : investissements dans les infrastructures et services agricoles, réforme des politiques sectorielles pour améliorer le climat des affaires, et mobilisation des investissements privés pour stimuler l’innovation et la compétitivité. L’agrégation des exploitations en coopératives dynamiques est au cœur de la stratégie pour mieux connecter les producteurs aux marchés, aux technologies et aux financements.